Coucou tout le monde,
Un peu de poésie par ici, malgré ce qui se passe dans le monde.
Je vous écris ces lignes avec une boule au ventre que beaucoup de voyageurs ne connaissent que trop bien : celle de l’imprévu qui brise un élan. Aujourd’hui, je devrais être en train de préparer mes affaires, de sentir l’excitation monter et de visualiser les rangées de vignes baignées par le soleil néo-zélandais. Au lieu de cela, je suis bloquée ici, en Europe. À cause des tensions internationales et des vols annulés au Moyen-Orient, la réalité m’a rattrapée brutalement. Le verdict est tombé, amer : je ne pourrai pas participer aux prochaines vendanges. Pour une passionnée comme moi, qui vibre au rythme des saisons viticoles chaque année, c’est un véritable déchirement. C’est un deuil du projet qu’on s’était construit. Mais c’est précisément parce que je vis ce stress et cette frustration de plein fouet que j’ai décidé d’ecrire ces lignes aujourd’hui. Car si nos avions sont immobilisés, notre corps et notre esprit, ont cruellement besoin d’espace et de paix.
Nous vivons une époque où la liberté de mouvement, que nous pensions acquise, est soumise aux soubresauts du monde. Les tensions actuelles au Moyen-Orient ont des répercussions directes sur nos trajectoires de vie et nos aventures.
De nombreuses compagnies aériennes ont dû suspendre leurs liaisons ou modifier leurs couloirs de vol, entraînant une cascade d’annulations. Je le vis avec vous : je suis moi-même coincée en Europe, mes plans de retour et de cours sur le terrain étant mis entre parenthèses par des circonstances qui nous dépassent totalement.
Pour un voyageur, il n’y a rien de plus frustrant que d’avoir son sac à dos prêt, son visa en poche, et de voir son écran afficher « Vol annulé ». On a l’impression que le temps nous échappe, que l’argent économisé s’évapore et que la saison de travail dans les vignes va démarrer sans nous. Cette impuissance est un poison pour le moral.
Lorsque nos projets sont brutalement stoppés, notre corps entre en mode “survie”. Le cortisol (l’hormone du stress) grimpe. On vérifie ses mails frénétiquement, on scrolle les actualités, on dort mal.
Ce stress est particulier : c’est celui de l’entre-deux. On n’est plus vraiment ici, mais on n’est pas encore là-bas. Ce “no man’s land” émotionnel est épuisant. C’est ici que ma double casquette de Professeure de yoga et mouvement peut resonner. Si vous arrivez à Auckland ou Christchurch avec un système nerveux à bout de souffle, vous ne profiterez pas de votre aventure.
Puisque nous ne pouvons pas contrôler le ciel, contrôlons ce qui se passe au sol.
C’est le moment idéal pour perfectionner votre approche. Plutôt que de paniquer, utilisez ce temps pour :
- Cibler les régions : Allez-vous viser l’effervescence de Blenheim ou la tranquillité de Hawke’s Bay ?
- Préparer vos outils : C’est pour aider dans ces moments de flou que j’ai créé mon tableau de démarchage. Savoir exactement qui contacter dès que les vols reprendront est un excellent antidote à l’anxiété.
Faire une pause Yoga
C’est ici que j’aimerais vous inviter à faire une pause. Si vous sentez votre mâchoire se serrer ou votre respiration devenir courte, c’est que le stress a pris le dessus.
Sur mon site dédié au Yoga et à l’Ayurveda, je propose des routines spécifiquement conçues pour relâcher la pression. Le yoga n’est pas qu’une question de souplesse ; c’est un outil de régulation du système nerveux. En pratiquant, même 15 minutes par jour, vous envoyez un message à votre cerveau : “Tout va bien, je suis en sécurité, je peux attendre.”
Le voyage en van ou le travail physique en winery demande une grande résilience corporelle. En commençant une pratique de yoga maintenant, pendant que vous êtes bloqués :
- Vous renforcez votre dos pour les futures journées de travail en cave.
- Vous apprenez à respirer face à l’imprévu (indispensable quand on tombe en panne au milieu de nulle part en Nouvelle-Zélande !).
- Vous transformez l’attente passive en action positive pour vous-même.
Un petit rappel que La Nouvelle-Zélande ne s’enfuit pas. Les vignes continueront de pousser et le vin sera toujours mis en bouteille. Ce blocage temporaire n’est qu’un chapitre de votre aventure , pas la fin de celle-ci.
Mon conseil de coach ? Profitez de ce temps “suspendu” pour devenir la version la plus calme et la plus préparée de vous-même. Allez jeter un œil à mes outils pour le PVT pour être prêt(e) techniquement, mais n’oubliez pas de passer par ma plateforme de yoga pour prendre soin de votre ancrage.
Nous partirons. Et quand nous le ferons, nous serons plus forts.
Joie
Anaiis

